25/04/2011

La résurrection

6922_131785438132_746288132_2611219_2219610_n.jpgPolaroïd 15 : 44

La reconnaissance, reconnaître la naissance, c’est aussi exister. Qu’importe la cible, pourvu que cela soit passionné. Lui ou un autre ne fera pas la différence, lui ou un autre n’aura pas incisé sur la courbe de ce qu’elle appelle le destin. Il faudra se convaincre de l’unicité. Du sacré. Convaincue, elle l’est déjà. C’est ça ou mourir. C’est inventer un sens, le début de l’Histoire.

Il faut remplir le contenant. Rassasier la bête, un ventre, un idéal. Elle pense déjà sa vie comme une ligne alors que ce ne sont que des points, des trous diront les médisants.

L’abyssale recherche d’un sens, du bonheur, de la plénitude. De la parfaite synchronisation de ce qu’elle est avec ce qu’elle aimerait être. Trente années auront suffi à achever la superposition des lignes.

Ne reste plus qu’à ressusciter. Chaque année. Jusqu’à mourir.

15:57 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.