19/04/2011

L’Usine. Oui mais à quoi ?

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N’en déplaise au Maître Bonnant qui n’a que très peu d’estime pour ‘’ces jeunes qui estiment que sortir en disco est une forme de culture’’. Marc Bonnant est un brillant avocat, Marc Bonnant est un orateur hors pair, mais Marc Bonnant est élitiste. Je serai le premier à reconnaître la qualité de la langue et de sa plume, également le premier à estimer que certains de ses éditoriaux sont tout simplement inaccessibles à tous. La culture, c’est aussi autre chose. ‘’Aussi’’ ne faisant pas parti de toute évidence du champ lexical du prophète.

L’Usine est pour beaucoup un lieu social, un lieu où on avale des hectolitres de bière et autres substances à un prix tout à fait abordable. L’Usine est également pour beaucoup, un lieu où on danse, un lieu où on espère que sa langue finisse autre part que dans son propre palais, un lieu où la programmation musicale est loin des formatages habituels des grandes agoras que sont le Paléo et le Montreux Jazz. L’Usine est aussi cela.

L’Usine est aussi le lieu où règne en maître, le concept vide mais porté en adoration qu’est l’auto gestion, on pourra néanmoins décemment reconnaître l’ ’’alternativité’’ culturelle du numéro 4 de la place des Volontaires, enfin on passera volontiers sur le copinage. Que l’Usine soit parfois hargneuse, voire dédaigneuse envers les autorités, je le rappelle, aimable fournisseur économique du lieu, est assez désagréable. Surtout fort peu utile en considérant qu’une grande partie de la population n’a déjà pas beaucoup d’amitié pour le lieu, imaginant déjà qu’il n’est qu’un repère de drogués et de dealers.

Mais là n’est pas l’essence de l’épine. Que la multinationale soit financée par des fonds publiques ou privés ne change en rien la problématique qui nous intéresse aujourd’hui. Même si rejeter une certaine forme de capitalisme tout en acceptant des deniers publics relève de la schizophrénie.

Très Chère Usine (et vous l’êtes à mes yeux).

J’avais naïvement cru que vous vous étiez amicalement débarrassé de l’élu MCG, ne souhaitant pas risquer qu’il se fasse agresser. Vous avouez pourtant, que vous l’auriez viré ‘’parce c'est un homme politique dont le parti diffuse la haine’’ ? Aujourd’hui, vous ne m’inspirez qu’une seule ligne : l’intolérance, le dogmatisme et l’idéologie.

J’avais naïvement cru qu’on pouvait être plus intelligent, pour un lieu qui prône une autre vision du monde.

Commentaires

Je partage votre opinion.parfois je me demande : d'où parle l'Usine ?
p.l.

Écrit par : pierre losio | 19/04/2011

... ou quand les cons de gauche se hissent à la hauteur de ceux de droite.

Écrit par : Mère-Grand | 19/04/2011

MCG par ci, MCG par là, pas un jour sans qu'on ne parle d'eux, et évidemment toujours pour soulever la polémique.
Y A EN MARRE D'ENTENDRE PARLER DU MCG TOUS LES JOURS !!!!

Écrit par : eric | 19/04/2011

La vraie question est: faut-il être tolérant avec les membres d'un mouvement qui prône l'intolérance ? N'oublions pas que dans l'Allemagne des années 30, un petit moustachu est arrivé au pouvoir par les urnes, pour mieux abolir ensuite la Démocratie...

L'Histoire n'a-t-elle rien enseigné à certains ?

Écrit par : Michel | 19/04/2011

Ah oui arrêtons tout de suite la démocratie à ce moment là, au risque d'avoir un 2ème fhurer...

Écrit par : Nico | 20/04/2011

Si l'Usine n'accepte plus que les personnes de gauche alors il faut réduire sa subvention de moitié et demander un lieu alternatif pour les jeunes de droite ou du centre.

L'Usine aurait viré l'élu "parce c'est un homme politique dont le parti diffuse la haine", alors il faut aussi virer l'Usine "parce que c'est une institution dont les responsables diffusent la haine" de ceux qui ne pensent pas comme eux.

Franchement, interdire un lieu public à quelqu'un à cause de son opinion politique, c'est déjà de l'apartheid et de la ségrégation.

Freud doit se marrer dans sa tombe, sous les petits "antifas" de service sommeillent d'autres petits fascistes de service...

Pitoyable.



On se demande s'il ne devrait pas y avoir ici une extension de l'interptétation de l'article 261 bis du Code Pénal, Discrimination raciale :

Celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en
raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, une prestation
destinée à l’usage public,

sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une
peine pécuniaire.

Écrit par : 022 | 20/04/2011

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