29/03/2011

La sécheresse humide des sushis

secheresse300 - copie.gifBillet d'Humeur, Radio Cité Genève, 29 mars 2011

Hier à la même heure et ici même, derrière ce micro, je m’évertuais à cacher mon manque d’inspiration derrière un portrait des candidats au Conseil administratif. A croire que moi aussi, je devrais sérieusement, comme Isabel Rochat, songer à engager une boîte de communication pour écrire mes éditos. N’ayant de loin pas son salaire, même si je m’adonne corps et âme à quémander une augmentation, comme ces affreux roms que Pierre Maudet veut chasser des terrasses, je dois me résoudre à les écrire moi-même.

Prostitué de l’onde, ma seule source de réconfort fût un message sibyllin, posté sur mon blog par Florence Kraft-Babel. Autant réconfortant que si Pascal Décaillet m’avait récité, de mémoire, des vers indigestes d’Henry Michaux, ou que si, Roger de Weck m’avait invité à une séance de tir à l’arc, sans lunettes de visée.

Hier après-midi, l’inspiration n’était toujours pas revenue. L’actualité était au point mort, à part un fribourgeois qui enterre ses maîtresses dans des bois, des jumelles introuvables et quelques sushis radioactifs, point de substance érogène pour nourrir son homme. Vite, il fait fallait pallier à cette sécheresse temporaire d’inspiration.

Pas un petit scandale à se mettre sous la dent, Eric Bertinat s’occupe déjà des francs-maçons et des pacsés inféconds. Nul trace dans le budget 2011 de l’Etat, des coûts de fonctionnements de l’Office des Droits Humains, si ce n’est qu’un seul directeur pourrait remplacer tous les autres. Enfin plus de villas louées 150 francs le mois ! Ne restait alors que des jeunes adolescents poignardés à la sortie des boîtes de nuits et de quelques tomahawks lancés ‘’chirurgicalement’’ Madame ! sur des amateurs de chèvres et de thé sucré, dont les médias commencent à s’en lasser.

Bon c’est vrai, j’aurais pu m’en prendre à nouveau à Guy Mettan qui confond ‘’Club Suisse de la Presse’’ avec ‘’Club Suisse de Guy Mettan’’, revenir sur ce fantastique site internet de notre Mairesse, Sandrine Salerno, site ‘’qui n’est en aucun cas un site électoraliste’’, ou encore sur le prix de la campagne de Michel Chevrolet, qui nous livrera bientôt, en toute franchise, ‘’j’vous le jure, Monsieur le juge’’, ses heureux bienfaiteurs.

Alors non, point d’acharnement ce matin. Je dois me résigner à constater qu’on n’a rien à dire lorsqu’on ne vit rien. Et de conclure qu’à force de ne rien vivre, on meurt.

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