19/03/2011

A quoi bon digérer quand on peut avaler

sexy-lips.jpgPolaroïd 15 : 59

Là où ils se battent contre les nuages, les hausses brutales de températures, d’autres creusent des tranchées, histoire d’éviter des chutes aléatoires d’objets massifs. Là où les ‘’je vous avais prévenu’’ sont expulsés par des bouches finalement ravies que la réalité les conforte, d’autres se parent du linceul de l’honnêteté. ‘’Je suis fidèle, moi, Monsieur’’ déclare-t-il en caressant de l’œil, la traînée infréquentable.

Ce qu’il y a de plus beau dans la guerre, ce sont finalement les vainqueurs. Qu’importe les dommages collatéraux, les victimes, les morts. 22'000 ici vaudront toujours plus que 225'000 ailleurs. Qu’importe les enjeux et leurs valeurs, tout est bon tant qu’on parle de moi.

La rétine collée à l’écran, ou son postérieur au siège, les âmes ne se nourrissent que par la reconnaissance de leur propre existence. Donnez-moi une raison ! Donnez-moi un but ! Dites-moi que tout cela n’est pas vain.

A quoi bon digérer quand on peut avaler ?

16:03 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Court et fort! Yes. Me sens en phase avec l'état d'esprit.

Écrit par : hommelibre | 19/03/2011

Mâcher, mastiquer ?

Écrit par : mo | 20/03/2011

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