26/12/2010

Dopplegänger

hello-elo-doppelganger.jpgPolaroïd

Un sentiment de trêve ? Une envie de pardonner ? Ou un besoin chrétien d’autocritique ? Personne ne croit aux résolutions. Certes. Mais tous se retournent ou presque.

On se retourne parce qu’on ‘’espère’’. Parce qu’aller vers le mieux est une tendance (les dépressifs étant hors compétition).

On espère parce que : quoi d’autre ?

Une ampoule incandescente sur laquelle on se jette. Pour y brûler. Ce qu’il nous reste. Ce qu’il nous manque, ce qu’il faudrait combler, ce dont on a besoin. Comme se mentir à soi-même et y croire. Comme avoir voulu être, mais n’être pas. Celui là ou celle ci. Comme une éternelle répétition. Jour après jour, année après année.

Comme. Comme. Comme.

 

Merveilleuse année 2011. Merveilleuse.

 

24/12/2010

La reconnaissance

Traitre.jpgIls rampent, se courbent puis s’enlacent. Pour mieux se séparer, adultère en cadeau ou enfant caché. Ils le désirent, prêts à mentir, prêts à parjurer. Ils se retournent pour offrir leur plus beau profil, se cachent pour saliver et panser leur plaie ou penser leur plan.

Quitte à abandonner le cigare, quitte à déserter la Clémence, quitte à côtoyer la veuve, le diabétique ou le prolétaire. Tout est bon. Tout est si suave. Le désir est si fort. Les muscles se tendent, la mâchoire se serre, le poing se ferme. Le sourire, lui, n’aura jamais disparu.

Reconnaissance. Un mauvaise étymologiste dira : reconnaître la naissance. Bref, exister.

Quelle œuvre fastidieuse que d’y arriver par soi-même. Il y a l’existence qui se cherche, ou celle qui s’obtient. On appelle cela le pouvoir.

Le pouvoir aime se travestir. Protéiforme. Une courbe, un sein, Jacob Burckhardt, Ramuz diront les faux-riches, des voix, un poste, de l’adoration, une apparition télévisuelle, un nom dans un journal, une ligne, des centimètres, de talons ou de longueur d’écharpe (cachemire Vuitton).

Il y a l’existence qui se cherche, ou celle qui s’obtient.

18:27 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

22/12/2010

Le Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil...

Trois.jpgPolaroïd 19 : 19

Voilà. Ils sont beaux, fiers. Un trio de choc. Trois mousquetaires. Trois armes. Trois personnalités.

Athos, le cadet de Gascogne. Une vie sans intérêt, un fils hors mariage avec la belle duchesse de Chevreuse, ce n'est pas un hasard s'il est membre de l'ordre de la Jarretière ou membre de la Toison d'Or. On le connaît surtout pour son penchant pour le travestisme. Oui, il ne dégaine jamais son épée sans son rouge à lèvres. 16 ème au classement de chevaliers les plus bilingues (français-schwytzerdütsch).

Porthos, un compagnon fidèle, simple et droit. La presse bourgeoise (dénoncée avec véhémence par Aramis) le dit ''sans délicatesse''. Il y a forcément erreur, on l'a vu chatouillé de sa moustache, le vicomte de Bragelonne, victime d'une chute de rochers. ''Vite, une petite infusion aux herbes'' chuchotera le noble avant de passer de vie à trépas. 58 ème au classement des plus belles moustaches de Suisse, juste derrière un paysan jurassien que tout le monde conspue (''la presse bourgeoise'' dira encore le bougon Aramis). Son arme? Un fleuret en forme d'aiguille. Mal aiguisé.

Aramis, de loin le moins sympathique de tous. Aucune forme de respect pour la religion et son code (ce n'est pas un hasard s'il commanda un festin alors qu'il rédigeait sa thèse). Il n'hésite jamais à tuer. Oui, mais pour une femme, il préféra son odeur à celle du sang. 41 ème au classement des meilleurs manieurs de masse d'arme. Chevalier réputé pour son extrême amabilité.

Vous le savez, le titre du roman d'Alexandra Dumas est trompeur. Ils ne sont pas trois, mais quatre.

D'Artagnan. On le surnomme ''le Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil''.

Il finira tué par une balle de mousquet reçue en pleine gorge. C'est donc sur un chevalier sans voix que les rideaux se refermeront. Sans un applaudissement. Au mieux, une petite courbette. Reste à savoir qui aura appuyé sur la gâchette.

''Athos, Porthos, au revoir ! Aramis, à jamais, adieu !''

 

 

 

21/12/2010

Au revoir et merci

450px-Jacques-Simon_Eggly.jpgAu revoir et merci.

C'est le titre de la dernière chronique de Jacques-Simon Eggly dans le Temps d'aujourd'hui. L'ancien conseiller national nous apprend que le quotidien a pris ''de nouvelles dispositions'' quant aux chroniques et à ses auteurs.

Que le Temps renouvèle ses intervenants peut être compréhensible, là où les voix s'éteignent, d'autres naissent. C'est le jeu.

Le quotidien n'aurait jamais osé s'en séparer pour des motifs d'âge ou d'orientation politique? Non, pensez-vous!

L'habile politicien aura réussi à glisser l'adresse de son nouveau blog, hébergé par la TdG. Bienvenue!

 

Vous voyez, les voix, qu'elles soient rauques ou douces, à droite ou à gauche, âgées ou jeunes ne s'éteignent pas. Elle renaissent. Ailleurs.

20/12/2010

La Doxa (δόξα)

pic.jpgLa Doxa.

Une de ces soirées qu'on aime bruyantes. Quelques nicotino-dépendants à la fenêtre. De loin, on dirait des spectres, le froid ayant refroidi et transformé leur haleine en buée. Certains hésiteront entre une mauvaise vodka et une vieille bouteille de VAT 69 emprunté à un père nostalgique de St-Moritz, ce que certains appellent du whisky. Le talon est la norme, chaussures italiennes pour ces messieurs, l'écharpe est un plus. Le plus est une croix ''+''. Rive gauche, mais cela n'a aucune importance, on marie tout le monde dans la salle du dessous. Même Pagani.

Ces soirées bruyantes où on parle. De tout, de rien, d'adultère, de grossesse ''qui se passent à la perfection'', d'actualité, de sécurité, de Genève qui a changé, de celle qui a failli se faire voler son sac à mains, de celui qui s'est fait volé son vélo. On y parle un peu politique surtout d'échange de fluides, avec un peu de chance, on y aborde l'architecture ou la musique. On y croise un peu de tout. Des barbantes, des rigolos, des femmes mariées, des ''moi-je'', des gays, des pisse-froid, des silencieux. Des beaux et des gros, des vieilles et des charnelles.

On y parle de tout, mais pas avec les mêmes bagages.

J'aime ceux qui se taisent.  On écrit jamais mieux sur un instant que lorsqu'on le vit. Et si on ne vit rien, on n'écrit pas. Non, on n'écrit pas.

Pas crédible, dixit René Longet

Gare.jpgPolaroïd 10 : 27

On apprend ce matin dans le Temps en page 8 que le Parti Socialiste genevois ''change d'approche'' en matière de sécurité. C'est bien.

Le PS veut gagner ''de la crédibilité'' sur ce terrain, terrain qu'il avait abandonné pendant de nombreuses années. C'est vrai, ''intégration'' et ''répression'' dans une même bouche, ont de quoi transformer son locuteur en un parfait schizophrène.

A l'aube de nouvelles élections, on sent bien la fébrilité d'un parti souvent incompris (on pense à son refus de soutenir la baisse des impôts, en votation en 2009), d'un parti perdant (la gifle des élections au Grand Conseil), d'un parti qui tente de monter lui-aussi dans le train. Parfait.

Oui le PS peut parler de sécurité. Oui le PS peut enfin évoquer le mot ''criminalité'' sans évoquer le mot ''étranger'', le terme ''migrant'' fera l'affaire. Le PS peut même s'aventurer sur le thème de la vidéosurveillance.

Un programme? Fantastique, même si son contenu, tel que présenté dans le quotidien, sent le plagiat, d'autres crieront probablement au suivisme ou à l'opportunisme. On attendra la version finale de la feuille de route.

Monter dans le train? Passer des mots aux actes risque d'être un peu plus compliqué. Bon, c'est vrai, on peut faire semblant. D'autres le font bien, aussi.

18/12/2010

Rumeurs

Julian.jpgPolaroïd 11 : 43

A lire demain. La Sonntags Zeitung. Wikileaks et le Parti Pirate Suisse se seraient entretenus. Quel accord? Pascal Gloor s'est-il entretenu avec Julian Assange?

A suivre.

17/12/2010

Vanessa Rappaz. Qui?

Monkey.jpg''La loi est la loi, mais rien ne vaut la vie humaine'' déclara Jean Ziegler. Parlons-en, de la vie humaine.

L'éditeur français Michel Sitbon, président de ''Cannabis sans frontières'' dit s'étonner du décalage entre sentiment ''général et souvent hostile qui prévaut en Suisse'' à l'encontre de Bernard Rappaz, et le ''sentiment universel'' en faveur de sa libération.

Ce qui me surprend, à titre personnel, c'est le peu de sentiment universel pour une gamine de 12 ans qui va se retrouver sans père, qui préfère visiblement sa ''cause'' à sa fille.

 

C'est plutôt cela qui me surprend. Mais c'est vrai, on s'en fout un peu. On ne laisse pas crever des gens ici.

16/12/2010

Le cordon sanitaire de Christophe, Darbellay bien entendu

pic.jpgPolaroïd 18 : 31

RSR, Forum, Michel Chevrolet contre Sami Kanaan:

1) ''A Genève, il y a une gauche agressive et arrogante''. L'humble candidat qu'est Michel Chevrolet n'a jamais approché l'UDC, c'est à la base de décider un rapprochement''.

2) ''Une alliance avec l'UDC est purement mathématique''.

3) ''Vous [la gauche] nous forcez à faire ce genre d'alliances''.

4) ''L'UDC vaudoise ou bernoise est tout à fait fréquentable''.

Michel Chevrolet tutoie Sami, tout en parlant de lui-même à la troisième personne.

Ceci étant dit, combien des quatre citations ci-dessus sont-elles tout à fait véridiques? Corollaire?

 

Pendant ce temps, Christophe D. parle de ''cordon sanitaire'' pour expliquer son rapport à l'UDC.

Lettres ouvertes au Père Noël

Ihave.jpgBillet d'humeur, Radio Cité, 16 décembre 2010

Lettres ouvertes au Père Noël.

Oui, nous avons reçu, à notre rédaction, de multiples courriers d’enfants, élevés dans le doux berceau du catholicisme, ou pour d’autres dans la luxure la plus totale du consumérisme.

Nous vous livrons donc quelques extraits de leurs plus chers requêtes aujourd’hui.

Le petit Tom de Bardonnex nous demande si son album Panini du mondial 2022 sera complet.

Ne t’inquiète pas, Tom, les joueurs homosexuels seront effectivement biffés de ton album, mais sois rassuré: tu auras l’équipe du Quatar, et de l’Iran au complet!

Luc, des Acacias nous demande si Michel Chevrolet est toujours directeur de Léman Bleu, il pense déjà à sa future carrière de journaliste, c’est bien!

Sois rassuré également Luc. Oui, rien n’a changé à Léman Bleu, l’ex-directeur de la chaîne continue à commenter les résultats financiers, c’est bon signe. Toi aussi, tu pourras faire ton stage là-bas, même les salaires n’ont pas changé, 125 francs mensuels te suffiront aisément à offrir des cadeaux à ta future petite amie ou à ton futur petit ami.

Virginie, de Chancy, nous demande l’adresse du coiffeur de Michelle Künzler, Conseillère d'État en charge du département des crustacés et des batraciens. Virginie, je vais devoir te décevoir: elle n’a pas de coiffeur. Je te conseille donc la bonne vieille technique du bol et des ciseaux.

Une autre fille, Carole de Cologny nous demande si elle aussi, pourra devenir chancelière de la République.

Bien sûr Carole, tu le peux toi aussi. Surtout, par pitié, ne deviens pas moche, sois propre sur toi même, n’hésite pas à abuser du Rouge Allure Laqué numéro 4 de Chanel, et enfin, si par malheur, ton physique devenait déplaisant, tu peux toujours te payer une opération chirurgicale afin de changer de sexe et t’acheter une vieille perruque Louis XIV.

Le costaud Benoît, de Ferney Voltaire, nous demande: à quand, enfin de la fraternité avec ses petits copains d’école de Meyrin?

Benoît, écoute. Ça, ça va être plus compliqué. Quand tu seras grand, Eric Stauffer sera Maire de Genève, il accueillera Sarah Palin, présidente des États-Unis, sur le tarmac de l’aéroport. Alors tu vois, tout va changer sauf ça: frontalier d’accord, mais genevois d’abord. Désolé Benoît. Désolé.

La fébrile Céline, de Puplinge nous demande si elle a des chances d’avoir comme amoureux Pascal Décaillet.

Céline pas facile ta question. Bon d’abord, intéresse toi aux religions: dans l'ordre, christianisme, judaïsme, islam. Demande à tes parents de t’acheter la collection complète de la Pléiade, apprend à réciter des vers homériques, enfin dernier point capital: si tu veux conclure, prétend que tu es une fan de De Gaulle, n’hésite pas non plus à placer du latin dans n’importe quelle phrase, style: je vais aux toilettes Ad Nauseam, ou peux-tu me passer le sel, s’il te plaît mais Ex Ante j’aurais préféré que le serveur le fasse Motu Proprio!

Enfin dernière lettre aujourd’hui, le brillant Olivier des Eaux-Vives nous demande si la vie vaut la peine d’être vécue.

Alors Olivier. Encore moins facile ta question. Et bien. Essaie. Essaie fort, essaie un peu. Essaie comme tu peux. Fais des erreurs, doute, crois, espère, désillusionne-toi, demande une augmentation, prie, tombe amoureux, sois pitoyable, ment, dis ce que tu ressens, oublie, désire, regrette, espère.

Évite juste d'avoir à  te dire un jour: ''zut je suis devenu comme ceux que j'ai toujours détesté''.

Joyeux Noël. A tous. Et aux autres aussi.

15/12/2010

PDC et UDC en ont commun un D.

PerseeAndrom.jpgPolaroïd 19 : 12

Céline Amaudruz, Genève à Chaud, 19:04: " Oui, Michel Chevrolet souhaite un rapprochement avec l'UDC en vue des élections municipales en ville de Genève".

Le parti et l'union. Le christianisme et le centre.

PDC et UDC ont en commun un mot, et un seul. Enfin en français.

Un peu comme les métamorphoses d'Ovide?  Ou le Bruit et la Fureur de Faulkner? Non, voyons.

 

 


Michel contre Boris. Et vice versa.

David.jpgMichel contre Boris. Et vice versa.

Ce dernier accuse l'autre de ne pas refuser de s'acoquiner avec l'UDC. Et d'en profiter au passage de rappeler que ''Marine Le Pen félicitait chaudement l'UDC (..) et Oskar Freysinger''.

Oser comparer la frappe de force de l'UDC suisse dans la campagne sur le renvoi des étrangers criminels avec l'UDC genevoise, qui organise des soirées ''découvertes'' au Francis? Il fallait oser. Là-aussi, Monsieur D. maîtrise le grand écart.

Quant au premier qui accuse ce dernier de toujours occuper un poste de conseiller dans le département des affaires culturels? Que dire. Devra-t-il alors renoncer de débattre avec Monsieur Pagani et Madame la Mairesse Salerno?

 

Et à vous lire, Monsieur D. ''Non, il ne m’appartient pas de juger les alliances de mes adversaires politiques'' et vous Monsieur C. ''IL NE M'APPARTIENS PAS DE JUGER LA STRATEGIE DE MES ADVERSAIRES !'',

ne reste qu'une conclusion: la campagne, elle, ne commence pas de travers!

 

 

Jouer le jeu de X où X est un parti politique

GAVER-LES-OIES-EN-1958.jpgIl ne faut pas croire tout ce que l’on vous dit. Les journalistes, oui, les journalistes sont tous pourris. Et surtout pour Micheline Calmy-Rey, qui fraîchement descendue, en deux-chevaux, de Berne a préféré s’entretenir avec les vrais gens, la populace, ‘’pas de journalistes’’ nous expliquera une attachée de ‘’com’’ aux cheveux gras. But de la manœuvre, je cite : ‘’engager un débat spontané’’. J’abonde dans ton sens, Micheline (oui nous étions voisins), les journalistes ne sont pas spontanés, je rajouterai même : ils sont tous fourbes.

Une remarque semble très à la mode au sein de la profession (journaliste, pas attachée de communication, ni Conseillère Fédérale). Elle consiste en cette suite de mots : ‘’arrête d’en parler, tu joues le jeu de l’UDC’’.

Le parti politique est bien entendu interchangeable, la remarque reste valable. Exemple : ‘’arrête de jouer le jeu du MCG’’ ou ‘’arrête d’en parler, tu joues le jeu du MCG’’, ou encore ‘’oh, tu joues le jeu du MCG’’. Vous l’aurez compris, le ‘’ arrête, tu joues le jeu des socialistes, des libéraux et des radicaux’’ est beaucoup moins fréquent. Enfin, ‘’arrête, tu joues le jeu du PDC’’ n’a quasi jamais été expulsé par une bouche normalement constituée.

La question est la suivante : depuis quand un journaliste dispose-t-il d’un droit de vie ou de mort sur une information, sous prétexte qu’elle ne lui plaît pas, ou qu’on en parle trop? Et quitte à dégouliner de bons sentiments, je rajoute : ce n’est pas le média qui nourrit l’actualité, mais l’actualité qui goinfre le média.

Au journaliste ensuite de décider s’il souhaite se goinfrer (foie gras poêlé au cidre d’huile de coude, bœuf Wellington nappé d’hanchois, tarte Tatin aux moules, et Williamine coupée au jaune d’œuf). Au journaliste surtout, de méticuleusement trier l’aliment qui frottera ses papilles gustatives.

Je persiste et signe, comme le dit si bien, notre plus fidèle auditrice, Marine, mais la question de savoir si un journaliste joue le jeu de tel ou tel parti n’a pas de sens. Ce qui en a un, par contre, c’est la pertinence et la valeur informative, de l’information donnée. Vous me direz qu’une information est par nature informative, je vous répondrai malheureusement : pas toujours.

En clair.

Le fait d’annoncer que Kadhafi aime s’accoquiner d’une pulpeuse infirmière blonde est-il pertinent ? Peut-être, à la lumière des bonnes relations entre la Suisse et la Libye, reste que sa valeur informative approche le zéro.

Notifier qu’Eric Stauffer veut ‘’renvoyer les racailles dans des cercueils’’ est-il pertinent ? Sûrement, sachant que le MCG présente des candidats à une élection. L’électeur doit connaître les positions de celui qu’il élit.

Reporter les derniers propos sur la lapidation de Nicolas Blancho, président du Conseil Central Islamique suisse? Oui si on précise le peu de nombre de musulmans qu’il représente.

Enfin, diffuser le nouveau clip du PDC ? Valeur informative? Nulle. Ah non, Christophe Darbellay nous rappelle qu’il ne faut pas fermer les yeux devant la misère.

Alors beaucoup d’entre vous ne partageront sûrement pas la réflexion, j’en conviens. Reste qu’un journalisme omniscient, et responsable de la bonne morale, c’est aussi lourd qu’un foie gras poêlé au cidre d’huile de coude, un bœuf Wellington nappé d’hanchois, une tarte tatin aux moules, et une Williamine coupée au jaune d’œuf.

14/12/2010

Non, l'UDC genevoise n'est pas morte!

Ni.jpgNon, l’UDC genevoise n’est pas morte.

Pour preuve, cette invitation à la presse de ‘’faire connaissance’’ avec sa horde de candidats aux municipales 2011, dans une célèbre boîte de nuit genevoise, le Francis. Boîte de nuit, bien évidemment, réputée pour ses bonnes mœurs et sa vodka. A en lire l’invitation, on aurait pu croire qu’elle n’est le fruit que d’une plume aiguisée, un Soli Pardo. Il n’en est rien. L’avocat-poète flirte toujours avec les racailles, mais en bière. ‘’La vodka russe, n’y pensez-pas jeune homme’’ clamera-t-il. ‘’Regardez plutôt du côté du mur, il aime se servir du marteau’’, susurrera le géant.

La campagne 2011 commence fort bien.

Après les zombies en sandales est venu le temps des croque-morts en escafignon. Autant de créatures de l’au-delà (une centaine !) se trémoussant sur une piste de danse ne peuvent, en effet, que ramener les morts à la vie.

‘’Alexandrie… Alexandra’’, chantera gaiement une unique goule en escarpins.

13/12/2010

Je flibuste, tu flibustes, nous flibustons...

Prince.jpgCette nuit, j'ai rêvé.

J'ai rêvé d'un navire (le genevois) où les flibustiers troquaient leurs tromblons contre un verre de rhum. "Pas d'urgence'' gloussa Coco, perroquet borgne mais fidèle du pirate.

Rêve ouaté, le flibustier s'est ensuite rendu dans les cales, où se donnait une petite sauterie, salle Francis.

Sitôt la porte entrouverte, les effluves de sueur, de poudre, et d'alcool ont attaqué, à vif, les fosses nasales du corsaire. Image infecte qui s'est offerte à lui, scène de débauche où les corps se mélangeaient dans une masse informe et spongieuse.

Une amazone à cheval sur un notaire anti-communiste, cravache dans la bouche. Des cercueils volants, remplis d'écussons en forme d'aigle, en lévitation au-dessus d'une prostituée de luxe. Un boucanier léchant le goulot d'une fiole presque vide, hurlant "blocage" à se voir ''persona non grata'' de la zone VIP. Enfin, recroquevillés dans l'ombre, j'ai rêvé d'un Saint accompagné de son sbire, psalmodiant confusément une incantation dédiée à la vie éternelle.

Et puis, tempête approchant, la porte a claqué, et par la même occasion, entraîné un dur réveil.

Cette nuit, j'ai rêvé. Aujourd'hui, je fantasme. Evidemment.