24/12/2010

La reconnaissance

Traitre.jpgIls rampent, se courbent puis s’enlacent. Pour mieux se séparer, adultère en cadeau ou enfant caché. Ils le désirent, prêts à mentir, prêts à parjurer. Ils se retournent pour offrir leur plus beau profil, se cachent pour saliver et panser leur plaie ou penser leur plan.

Quitte à abandonner le cigare, quitte à déserter la Clémence, quitte à côtoyer la veuve, le diabétique ou le prolétaire. Tout est bon. Tout est si suave. Le désir est si fort. Les muscles se tendent, la mâchoire se serre, le poing se ferme. Le sourire, lui, n’aura jamais disparu.

Reconnaissance. Un mauvaise étymologiste dira : reconnaître la naissance. Bref, exister.

Quelle œuvre fastidieuse que d’y arriver par soi-même. Il y a l’existence qui se cherche, ou celle qui s’obtient. On appelle cela le pouvoir.

Le pouvoir aime se travestir. Protéiforme. Une courbe, un sein, Jacob Burckhardt, Ramuz diront les faux-riches, des voix, un poste, de l’adoration, une apparition télévisuelle, un nom dans un journal, une ligne, des centimètres, de talons ou de longueur d’écharpe (cachemire Vuitton).

Il y a l’existence qui se cherche, ou celle qui s’obtient.

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