22/12/2010

Le Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil...

Trois.jpgPolaroïd 19 : 19

Voilà. Ils sont beaux, fiers. Un trio de choc. Trois mousquetaires. Trois armes. Trois personnalités.

Athos, le cadet de Gascogne. Une vie sans intérêt, un fils hors mariage avec la belle duchesse de Chevreuse, ce n'est pas un hasard s'il est membre de l'ordre de la Jarretière ou membre de la Toison d'Or. On le connaît surtout pour son penchant pour le travestisme. Oui, il ne dégaine jamais son épée sans son rouge à lèvres. 16 ème au classement de chevaliers les plus bilingues (français-schwytzerdütsch).

Porthos, un compagnon fidèle, simple et droit. La presse bourgeoise (dénoncée avec véhémence par Aramis) le dit ''sans délicatesse''. Il y a forcément erreur, on l'a vu chatouillé de sa moustache, le vicomte de Bragelonne, victime d'une chute de rochers. ''Vite, une petite infusion aux herbes'' chuchotera le noble avant de passer de vie à trépas. 58 ème au classement des plus belles moustaches de Suisse, juste derrière un paysan jurassien que tout le monde conspue (''la presse bourgeoise'' dira encore le bougon Aramis). Son arme? Un fleuret en forme d'aiguille. Mal aiguisé.

Aramis, de loin le moins sympathique de tous. Aucune forme de respect pour la religion et son code (ce n'est pas un hasard s'il commanda un festin alors qu'il rédigeait sa thèse). Il n'hésite jamais à tuer. Oui, mais pour une femme, il préféra son odeur à celle du sang. 41 ème au classement des meilleurs manieurs de masse d'arme. Chevalier réputé pour son extrême amabilité.

Vous le savez, le titre du roman d'Alexandra Dumas est trompeur. Ils ne sont pas trois, mais quatre.

D'Artagnan. On le surnomme ''le Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil''.

Il finira tué par une balle de mousquet reçue en pleine gorge. C'est donc sur un chevalier sans voix que les rideaux se refermeront. Sans un applaudissement. Au mieux, une petite courbette. Reste à savoir qui aura appuyé sur la gâchette.

''Athos, Porthos, au revoir ! Aramis, à jamais, adieu !''

 

 

 

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