20/12/2010

La Doxa (δόξα)

pic.jpgLa Doxa.

Une de ces soirées qu'on aime bruyantes. Quelques nicotino-dépendants à la fenêtre. De loin, on dirait des spectres, le froid ayant refroidi et transformé leur haleine en buée. Certains hésiteront entre une mauvaise vodka et une vieille bouteille de VAT 69 emprunté à un père nostalgique de St-Moritz, ce que certains appellent du whisky. Le talon est la norme, chaussures italiennes pour ces messieurs, l'écharpe est un plus. Le plus est une croix ''+''. Rive gauche, mais cela n'a aucune importance, on marie tout le monde dans la salle du dessous. Même Pagani.

Ces soirées bruyantes où on parle. De tout, de rien, d'adultère, de grossesse ''qui se passent à la perfection'', d'actualité, de sécurité, de Genève qui a changé, de celle qui a failli se faire voler son sac à mains, de celui qui s'est fait volé son vélo. On y parle un peu politique surtout d'échange de fluides, avec un peu de chance, on y aborde l'architecture ou la musique. On y croise un peu de tout. Des barbantes, des rigolos, des femmes mariées, des ''moi-je'', des gays, des pisse-froid, des silencieux. Des beaux et des gros, des vieilles et des charnelles.

On y parle de tout, mais pas avec les mêmes bagages.

J'aime ceux qui se taisent.  On écrit jamais mieux sur un instant que lorsqu'on le vit. Et si on ne vit rien, on n'écrit pas. Non, on n'écrit pas.

Les commentaires sont fermés.