13/12/2010

Je flibuste, tu flibustes, nous flibustons...

Prince.jpgCette nuit, j'ai rêvé.

J'ai rêvé d'un navire (le genevois) où les flibustiers troquaient leurs tromblons contre un verre de rhum. "Pas d'urgence'' gloussa Coco, perroquet borgne mais fidèle du pirate.

Rêve ouaté, le flibustier s'est ensuite rendu dans les cales, où se donnait une petite sauterie, salle Francis.

Sitôt la porte entrouverte, les effluves de sueur, de poudre, et d'alcool ont attaqué, à vif, les fosses nasales du corsaire. Image infecte qui s'est offerte à lui, scène de débauche où les corps se mélangeaient dans une masse informe et spongieuse.

Une amazone à cheval sur un notaire anti-communiste, cravache dans la bouche. Des cercueils volants, remplis d'écussons en forme d'aigle, en lévitation au-dessus d'une prostituée de luxe. Un boucanier léchant le goulot d'une fiole presque vide, hurlant "blocage" à se voir ''persona non grata'' de la zone VIP. Enfin, recroquevillés dans l'ombre, j'ai rêvé d'un Saint accompagné de son sbire, psalmodiant confusément une incantation dédiée à la vie éternelle.

Et puis, tempête approchant, la porte a claqué, et par la même occasion, entraîné un dur réveil.

Cette nuit, j'ai rêvé. Aujourd'hui, je fantasme. Evidemment.

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