11/11/2010

Cinq questions.

Gucci.jpgPolaroïd 00 : 11

On pourrait sans doute, pointer du doigt ceux qui militent pour la réouverture de lieux culturels à Genève, ceux qui descendent dans la rue pour soutenir leur "lieu de nuit" favori. En effet, il y a bien plus grave. La misère, la pauvreté, certainement. A Genève aussi.

Seul anicroche, des questions.

Qui es-tu pour juger de la pertinence des motivations de ceux qui descendent dans la rue?

Etais-tu présente à ces manifestations?

As-tu mis les pieds à l'Usine, au Moa, ne serait-ce que le temps d'avaler, un rhum coca, pardon un café?

Penses-tu réellement que le genevois s'habille en "Prada", s'assied sur son "Gucci", Faculté des Lettres, Bastions, banc numéro 7?

La misère se limite-t-elle à celui ou celle qui "fouille dans les poubelles"?

 

Cinq questions. Et autant de "non" comme réponse donnée. Autant de raisons, qui me font ne pas t'écouter.

 

Il y ceux qui militent pour le SIDA, d'autres pour l'homoparentalité, pour leur propre famille, pour leurs intérêts, pour la recherche contre le cancer, pour la musique dite locale, pour un abonnement téléphonique moins cher, pour le remboursement de la pilule, pour la réouverture de leur boîte de nuit et d'autres pour une infinité de raisons qui sont les leurs.

Mais si je te suis, Ami. Et si la misère et la pauvreté devant ta porte vaut cent mille fois une mobilisation de crétins qui défilent dans les rue de cette ville. Alors. Alors. Fais quelque chose.

Et si, Ami, je suis ton raisonnement, alors il y a toujours pire. Un tchadien crevard que l'on pourrait sauver à coup de médicaments à 5,80.-

On ne s'engage pas pour l'idée, on s'engage tout court. Ou alors on ment. Ou alors on ment.

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