07/10/2010

Le MOA: navrant!

Naufrage.jpgÉditorial Radio Cité, 7 octobre 2010

MCG 1, Cour des Comptes 1, Conseil d'État 0, MOA Fermeture.

Une question. Une seule. Elle est simple. Elle aurait du être répondue en quelques heures dans une démocratie limpide.

La question, je vous la pose: le MOA club a-t-il les autorisations nécessaires pour continuer son exploitation ou pas? Visiblement pas pour la Cour des Comptes et pas pour le gouvernement genevois et la Conseillère d'État Michelle Künzler, prise au piège hier sur le plateau de Pascal Décaillet.

Celui qui a mis le feu aux poudres: Eric Stauffer, le président du MCG. Le mouvement Citoyen Genevois qui dénonce des appuis politiques, pour que la boîte de nuit continue ses activités, alors même qu’elle serait dans l’illégalité, c’est-à-dire sans autorisations. On évoque alors des problèmes de sécurité. Eric Stauffer interpelle le procureur de la République. Daniel Zappelli, alors ouvre une procédure contre X.

Et puis l’affaire devient rocambolesque. La Cour des Comptes, organe de contrôle de l’administration cantonale dénonce le magistrat Pierre-François Unger pour être intervenu auprès du MOA pour qu’il ne soit pas fermé, comme l’exige pourtant la loi, page 26 du rapport de la Cour des Comptes.

On assistera alors à un débat enflammé entre le médiateur Michel Chevrolet et Eric Stauffer sur un plateau de télévision. S’ensuivra une conférence de presse de la dernière chance du patron du MOA club et de son avocat, Pierre Bayenet. Les uns avouent détenir des autorisations d’exploitation valables, l’autre, la Cour des Comptes, elle démentira. Enfin, hier soir, toujours sur le même plateau de télévision, Michelle Künzler, ministre en charge de rien, annonce la fermeture provisoire de l’établissement.

Vous n’avez sûrement rien retenu. Une évidence. Nous aussi. L’odeur, la sentez-vous? Le souffre. Nous aussi.

Reste des questions.

Les autorisations concernant la sécurité sont-elles délivrées ou pas? Sont-elles valables ou pas?

Où est donc passé Mark Muller, Conseiller d'État en charge des Constructions, et donc en charge de délivrer les dites autorisations?

Où est donc passé Pierre-François Unger, Conseiller d'État représentant du gouvernement dans la gestion de ce dossier?

De quel pouvoir est investi la Cour des Comptes?

Y'a-t-il eu accointances et influences politiques?

A quel titre et au nom de quoi, un candidat PDC à l'exécutif a-t-il été nommé "médiateur" ?

Trop d’inconnues pour résoudre l’équation. Cette histoire ne sent pas le souffre. Cette histoire pue le souffre.

Reste cette question: vit-on dans une république bananière? Autant de bananes pour ne pas savoir si un établissement est dans la légalité ou pas. C’est un peu navrant. Un établissement qui ferme ses portes, ça aussi, c'est un peu navrant.

Commentaires

Bin oui c'est dommage en effet, une boîte de nuit qui n'est pas aux normes incendie, devrait rester ouverte ! Comme ça le jour il y aura un drame on pourra vendre un peu plus de journaux et de pierres tombales !

Écrit par : Charognard | 07/10/2010

Un peu de lecture d'un voisin de la blogosphère :

http://desmotspourunbien.blog.tdg.ch/archive/2010/10/07/pas-de-justice-a-moatie.html

Écrit par : Pertinence | 07/10/2010

Vite que l'on trouve un lieu où parquer ces enfoirés, c'est tout bénéfice pour le Grand Théâtre et le Victoria Hall où heureusement l’on ne rencontre jamais une telle faune.

Écrit par : Hypolithe | 07/10/2010

super comme sa au lieu de s amuser dans la meilleur boite de genève on aura plus qu'a mettre de la music a bloc dans la rue et acheter des bouteilles d'alcool qu on laissera trainer et apres ils feront fermer la rue?!?!

Écrit par : Grég | 07/10/2010

Pour moi rien n'est nouveau, rien n'est surprenant.

Les politiques de gauche tiennent de plus en plus des discours de droite et les hommes de droite ont des idées de gauche. Pour mettre la cerise sur le gâteau, on crée un parti libéral vert. C'est pas beau ça? Ca prouve quand même bien que nos élus ont de moins en moins la tête sur les épaules et des opinions contre vents et marées. La seule chose qui compte de nos jours est l'intérêt personnel.

Pour ce qui est des établissements publics, nous vivons à Genève dans une vraie cacade. Le MOA n'est pas le seul établissement à problème. Combien de temps a-t-il fallu pour fermer le DUPLEX, vraie source à problèmes, où la police avait pourtant tiré la sonnette d'alarme depuis une éternité. Il a fallu un intérêt politique.

La loi permet actuellement dans une seule et même rue, à quelques dizaines de mètres d'écart, d'avoir un établissement qui doit fermer à minuit, le suivant à 2h du matin, le troisième pouvant rester ouvert toute la nuit. Elle interdit à l'un de vendre de l'alcool après 21h, au suivant de vendre 24/24.

Il y a une vraie inégalité due à la loi comme dans tout dans ce canton. Nous sommes la risée de tous.

Et croyez-moi, il y a encore d'autres établissement à Genève qui profitent bien du système de couverture politique... et depuis bien plus longtemps que le MOA. Pourtant ce n'est pas faut d'avoir dénoncé aux autorités... qui régulièrement somment les gens au silence.

Ils sont beaux devant l'écran cathodique, tous ces gens nommés par intérêt et qui n'espèrent qu'une chose, remettre la "patate chaude" au suivant.

Écrit par : merlin | 07/10/2010

Je trouve inadmissible cette vision de la jeunesse. On aime faire la fête et on a enfin un endroit pour la faire sans embêter personne. D'ailleur nous ne sommes pas "cette faune", ni des enfoirés, parc qu' on prefer s amuser en boite de nuit que devant ton victorai hall adoré. Tes propos sont vulgaires et faibles, a l image du mcg!

Écrit par : moa4ever | 07/10/2010

@ moa4eve Mes propos ne sont nullement vulgaires car ils reflètent l’image que donne aujourd’hui la majorité des ados et post ados abreuvés qu’ils sont par une société de consommation qui les mènent en bateau.
A voir comment se démène le taulier du MOA avec ses mensonges qui ne tiennent pas la route on voit de qui il se moque. Un pauvre mec, rien d’autre !

Écrit par : Hypolithe | 08/10/2010

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