16/09/2010

Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent, ne savent ni boire ni manger

IMG_0033 - Botero - El estudio.jpg16 septembre 2010,

Éditorial à la façon Marc B.

Hier, nous accueillions dans notre studio Hani Ramadan. Aujourd’hui place à Marc Bonnant. Hormis la consonance, tous les séparent. Et surtout les femmes. L’un les charme, l’autre les dissuade.

Aujourd’hui donc, et je me dois de corriger sur le champ mon erreur, nous accueillons Maître Marc Bonnant.

Oui les avocats, les notaires, les enseignants ou encore les adeptes du latex, du fouet, et des brûlures de cire et autres colliers de canidés, portent tous et avec confusion le titre honorable mentionné précédemment.

Maître Marc Bonnant nous fait donc le délicieux plaisir d’affronter l’épreuve éprouvante qu’est le Grand Entretien d’Alexandra Cohen. Insinuer que celle-ci, a déjà succombé au charme du sexagénaire ?

Objection, votre Honneur!, répliquera l’avocat. La petite Alexandra, a eu une «enfance calamiteuse». «Un père ivrogne, la banlieue, la cage d'escalier, la drogue. Les tournantes, dont elle est victime». «Pas d'école - ou avec des enseignants de gauche» conclura le tessinois de naissance dans un plaidoyer apoplexique.

Soit. Mon plaidoyer se déroule en deux actes.

Premièrement, pour ma défense, je dirais du dit-avocat, et en bon genevois, que ce n’est qu’une grande gueule. Mais quelle gueule, soit, je le concède. Mais ce que vous ne savez pas, c’est que ce fils de diplomates a toujours préféré l’oral à l’écrit. Et pour preuve, l’homme de droit, et dans le dessein de suivre le mouvement technologique, probablement effrayé à l’idée de rester sur le quai de la gare, porte-cigarette à la bouche, l’homme de droit a ouvert son propre blog, en toute modestie: MarcBonnant.com.

Seulement, Maître, a cessé d’écrire le 7 février 2009, date funeste qui coïncide avec la fin de la journée mondiale sans téléphone portable. Apathie mandibulaire, ou caprice d’enfant qui jette son cadeau de Noël… à Nouvel-An, nous ne le saurons pas.

Deuxième acte, même si l’homme avoue, déclare, déclame, expulse sa fidélité de l’athéisme aux médias, on ne saurait le croire. Il aime ou abhorre trop... Dieu pour pouvoir s’en passer.

Et pour preuve, alors qu’on croyait l’avocat définitivement atteint de paresthésie des membres supérieurs, il fit réapparition dimanche dernier, dans les colonnes d’un hebdomadaire célèbre: le Matin Dimanche, page 17. Hallelujah, Jésus revient.

Et là. C’est la rechute. L’addiction était trop forte, la dose avait manqué, et le manque a triomphé.

L’athéiste militant craque. Le champ lexical bascule: "Le diable, le protestant genevois, le sacrifice, la promesse de l’aube, et enfin la tradition catholique".

Les cathos inondent le cathéter!

Ça y est, Maître Marc Bonnant a replongé.

 

 

Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent, ne savent ni boire ni manger, Maître. En est la preuve, ce présent papier indigeste.

 

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